Underdog mettra fin à son opération de sportsbook en Caroline du Nord la semaine prochaine, marquant la fin de sa seule activité de paris sportifs en cours aux États-Unis. La société a informé ses utilisateurs que l’accès aux paris sportifs cessera à 23h59 le 16 décembre, une décision confirmée par les régulateurs de l’État lors d’une réunion récente. Le Comité de Régulation des Jeux de Caroline du Nord a précisé qu’Underdog avait initialement tenté de s’implanter dans le marché des paris sportifs, mais a décidé de réorienter sa stratégie vers les prédictions sportives.
Ce changement de cap intervient alors que le marché des paris sportifs en ligne aux États-Unis continue de croître rapidement, atteignant des milliards de dollars en volume annuel. Cependant, Underdog semble vouloir se distinguer en se concentrant sur un secteur de niche, celui des prédictions, qui se positionne comme un complément intéressant aux paris traditionnels.
Un analyste a noté que le marché des prédictions pourrait offrir une opportunité unique à Underdog de tirer parti de sa technologie et de son expertise pour créer une expérience utilisateur différente. « Il se pourrait que cette stratégie soit ce qui permettra à Underdog de se démarquer dans un marché saturé », a-t-il réfléchi. Ce repositionnement pourrait également permettre à l’entreprise de réduire les coûts réglementaires et de conformité associés aux paris sportifs traditionnels, connus pour être élevés aux États-Unis.
Pourtant, cette décision n’est pas sans risques. Le marché des prédictions est moins établi et comporte son lot d’incertitudes. Certains experts du secteur soulignent que l’absence d’un cadre réglementaire clair pour les activités de prédiction pourrait poser des défis à long terme. « Il y a toujours une part d’inconnu lorsque l’on s’engage dans un territoire relativement inexploré », a observé un critique du secteur.
De son côté, Underdog reste optimiste quant à son potentiel de croissance dans ce nouvel espace. La société mise sur l’engouement croissant du public pour des formes interactives et engageantes de participation aux événements sportifs. En effet, les consommateurs recherchent de plus en plus des expériences qui vont au-delà du simple pari, favorisant l’interactivité et la communauté.
Outre la Caroline du Nord, Underdog avait envisagé de s’étendre à d’autres États, mais les coûts d’entrée élevés et la forte concurrence des opérateurs établis ont freiné ces ambitions initiales. En pivotant vers les prédictions, l’entreprise espère contourner certains de ces obstacles. « Nous voyons cela comme une chance de réinventer notre modèle d’affaires en s’alignant sur les nouvelles attentes des utilisateurs », ont-ils déclaré lors d’une récente conférence de presse.
Cependant, certains sceptiques pourraient se demander si le marché des prédictions offre un potentiel de revenus suffisant pour soutenir une entreprise de la taille d’Underdog. Le succès de cette transition dépendra probablement de la capacité de l’entreprise à innover et à capter l’intérêt des consommateurs dans un domaine où la compétition est moins féroce mais le public cible encore à définir.
Malgré ces défis, le marché américain des jeux d’argent reste fertile pour l’innovation. Les nouvelles technologies et les changements dans les préférences des consommateurs continuent de redessiner le paysage des paris et des prédictions. Underdog pourrait bien être à l’avant-garde de cette transformation, à condition de naviguer avec soin dans un environnement encore en évolution.
Dans l’ensemble, alors que la fermeture de son sportsbook en Caroline du Nord pourrait être perçue comme un revers, la stratégie d’Underdog de se tourner vers les prédictions peut offrir de nouvelles opportunités. Le secteur des jeux d’argent et des paris est en pleine mutation, et les entreprises qui s’adaptent rapidement pourraient en tirer parti. Alors que l’industrie continue de croître, il sera fascinant de voir comment Underdog et ses compétiteurs s’ajusteront à ces nouvelles dynamiques.

Mathieu travaille dans l’industrie du iGaming depuis plus de 6 ans en tant que rédacteur et manager, principalement sur les marchés francophones.
