Le 21 janvier 2026, l’Agrupación de Plataformas de Apuesta en Línea (aPAL) du Chili et le Betting and Gaming Council (BGC) du Royaume-Uni ont annoncé un partenariat stratégique visant à établir un cadre légal solide pour le marché des jeux en ligne au Chili. Avec ce partenariat, le Chili espère s’appuyer sur l’expertise internationale en matière de régulation des jeux pour créer un environnement de jeu en ligne durable et centré sur le consommateur.
Ce mouvement intervient à un moment crucial où de nombreux pays d’Amérique latine cherchent à réguler le marché du jeu en ligne, souvent décrit comme une industrie en pleine expansion. Les experts estiment que le marché mondial des jeux en ligne pourrait atteindre des milliards de dollars d’ici 2030, et le Chili semble déterminé à sécuriser sa part de ce marché lucratif. « Nous voulons bâtir un système qui allie protection des consommateurs et opportunités économiques », soulignent les représentants du partenariat.
Le BGC, qui représente près de 90 % des opérateurs de jeu régulés au Royaume-Uni, est reconnu pour son engagement envers des pratiques de jeu responsables. En collaborant avec l’aPAL, il espère apporter cette même rigueur et discipline au marché chilien. Pour le Chili, qui n’en est qu’aux premières étapes de la régulation des jeux en ligne, bénéficier de l’expérience britannique pourrait se révéler crucial. « L’expérience britannique en matière de régulation pourrait offrir une feuille de route précieuse pour nous », indiquent les parties prenantes chiliennes.
Cependant, cette initiative n’est pas sans défis. Certains experts alertent sur les risques d’une régulation excessive qui pourrait décourager les opérateurs et les joueurs. La clé, selon eux, sera de trouver un équilibre entre régulation et innovation. En effet, des règles trop strictes pourraient pousser les joueurs vers des plateformes non régulées, affaiblissant ainsi la protection des consommateurs que ce partenariat vise à renforcer.
Du point de vue économique, la régulation du jeu en ligne pourrait générer des recettes fiscales significatives pour le Chili, tout en créant de nouvelles opportunités d’emploi dans le secteur technologique. Les investissements étrangers, attirés par un cadre légal stable, pourraient aussi se multiplier, stimulant davantage l’économie chilienne. « Un marché des jeux bien régulé pourrait devenir un moteur de croissance économique », estiment certains analystes économiques.
En revanche, d’autres voix s’élèvent pour rappeler que les bénéfices économiques ne doivent pas faire oublier les enjeux sociaux liés au jeu. Des groupes de défense mettent en garde contre les risques de dépendance au jeu, arguant que tout développement du secteur doit être accompagné de mesures de prévention et de soutien adaptées. L’accent doit être mis sur l’éducation des joueurs et la mise en place de mécanismes d’auto-exclusion efficaces.
L’annonce du partenariat entre le BGC et l’aPAL a également suscité des réactions chez les opérateurs locaux, certains se montrant optimistes quant aux perspectives de collaboration internationale, tandis que d’autres craignent que l’influence étrangère ne mette en péril les intérêts nationaux. Une approche collaborative, où les opérateurs locaux sont pleinement intégrés aux discussions, pourrait aider à atténuer ces craintes. « Le dialogue est essentiel pour que chacun se sente partie prenante du processus », affirment les dirigeants de l’aPAL.
En conclusion, le partenariat entre le BGC et l’aPAL représente une étape importante pour l’avenir du jeu en ligne au Chili. Bien que les enjeux soient multiples, l’opportunité de façonner un marché régulé et prospère est réelle. Le défi résidera dans la capacité du Chili à mettre en place un cadre qui protège les joueurs tout en permettant au secteur de se développer de manière responsable et durable. Les mois à venir seront cruciaux pour déterminer si ce partenariat atteindra ses objectifs ambitieux, transformant ainsi le paysage des jeux d’argent en ligne dans le pays.

Mathieu travaille dans l’industrie du iGaming depuis plus de 6 ans en tant que rédacteur et manager, principalement sur les marchés francophones.
