En 2026, la Colombie mettra en place un nouveau cadre réglementaire pour surveiller l’importation et la distribution des machines à sous électroniques, dans le but de lutter contre les activités illégales tout en protégeant les contributions financières destinées aux soins de santé publics. Ce dispositif instaure un registre centralisé auquel les importateurs et distributeurs devront adhérer avant de pouvoir introduire ces appareils de jeux dans le pays. Cette initiative a été officialisée par la Résolution 8594 de 2025, qui a créé le Registre Unique des Importateurs et Distributeurs, communément appelé le RIC. Les autorités colombiennes espèrent que ce système contribuera non seulement à freiner le marché noir des machines à sous mais aussi à garantir que les revenus du secteur sont correctement canalisés vers les fonds publics.
Le secteur du jeu en Colombie a connu une croissance significative ces dernières années, avec un nombre croissant de casinos et d’établissements de jeux exploitant des machines à sous électroniques. Cependant, cette expansion rapide a également attiré des activités illicites, notamment l’importation non réglementée de machines non conformes. Le nouveau règlement vise à combler les failles dans le système actuel, qui permettaient jusqu’alors aux appareils illégaux de pénétrer le marché légal. D’après un responsable anonyme, l’objectif est clair : « Nous devons nous assurer que chaque machine à sous qui entre dans notre pays est enregistrée et conforme aux normes internationales. »
L’impact économique du secteur des jeux est notable en Colombie. Selon certaines estimations, les casinos et les machines à sous contribuent à hauteur de plusieurs millions de dollars chaque année aux budgets locaux, en grande partie réinvestis dans le système de santé public. La nouvelle réglementation est donc vue comme un moyen de sécuriser cette source de financement cruciale. En centralisant le processus d’importation et de distribution, les autorités espèrent identifier plus facilement les anomalies et agir rapidement contre les contrevenants.
Cependant, certains critiques estiment que la mise en place de ce nouveau cadre pourrait entraver le commerce légal en imposant des procédures administratives lourdes. Un analyste du secteur a fait remarquer que le succès de cette politique dépendra largement de son exécution efficace et de la coopération des acteurs du marché. « Un registre centralisé, c’est bien sur le papier, mais il faudra que les formalités soient simplifiées pour ne pas décourager les opérateurs honnêtes, » a-t-il expliqué.
D’autre part, il y a une reconnaissance croissante de la nécessité d’une telle mesure pour maintenir l’intégrité du secteur des jeux. Le marché mondial des jeux de hasard et des paris connaît lui-même des changements, avec une réglementation de plus en plus stricte dans de nombreux pays. La Colombie, en suivant cette tendance, cherche à se positionner comme un modèle de transparence et de responsabilité.
Une autre perspective met en avant que cette réglementation pourrait favoriser les opérateurs locaux en leur offrant une meilleure sécurité juridique et une concurrence plus équitable. En réduisant la présence de machines illégales, les opérateurs qui respectent la loi pourront mieux planifier leurs investissements et s’assurer que leurs contributions au développement économique du pays sont reconnues et protégées.
Pour l’avenir, les responsables du secteur espèrent que cette initiative contribuera à renforcer la confiance des investisseurs étrangers dans le marché colombien, qui représente une opportunité croissante dans le cadre de l’expansion mondiale des jeux de hasard. « La Colombie a le potentiel de devenir un leader sur le marché sud-américain, mais cela nécessite des règles du jeu claires et équitables, » a déclaré une source proche du dossier.
Enfin, alors que la Colombie se prépare à ce changement réglementaire majeur, le dialogue entre les autorités, les opérateurs et les experts du secteur sera crucial pour assurer une transition harmonieuse et maximiser les bénéfices économiques. Les prochains mois seront donc déterminants pour l’avenir des jeux de hasard dans le pays et pour l’image de la Colombie en tant que destination sûre et réglementée pour les investissements dans ce secteur dynamique.

Mathieu travaille dans l’industrie du iGaming depuis plus de 6 ans en tant que rédacteur et manager, principalement sur les marchés francophones.
