Le 15 décembre 2025, l’Éthiopie a imposé une fermeture totale de son secteur des paris sportifs, révoquant toutes les licences d’exploitation en cours et ordonnant l’arrêt immédiat des activités de pari à travers le pays. Cette décision radicale affecte tous les opérateurs agréés, incluant les plateformes en ligne, les boutiques de paris physiques, les agents, ainsi que les services de paiement associés. L’annonce a provoqué une onde de choc dans le secteur, soulignant une prise de position sévère du gouvernement éthiopien face à l’industrie des jeux d’argent.
Cette mesure survient dans un contexte où le marché mondial des paris sportifs connaît une croissance fulgurante, alimentée par une technologie de plus en plus sophistiquée et une acceptation croissante des paris comme forme de divertissement. Selon les données récentes, l’industrie des paris sportifs génère des milliards de dollars en revenus annuels à l’échelle mondiale, attirant des millions de parieurs à travers différents canaux.
La décision de l’Éthiopie de fermer ses portes à cette industrie florissante semble être motivée par des préoccupations socio-économiques et éthiques. Le gouvernement a exprimé son inquiétude quant aux effets négatifs des paris sur les communautés, notamment en matière de dépendance et de finances personnelles. « Nous ne pouvons pas ignorer les conséquences néfastes que les paris ont sur nos citoyens, en particulier les jeunes, » murmuraient certains responsables, soulignant une volonté de protéger la population contre les risques associés.
Cependant, d’autres observateurs pointent du doigt les implications économiques d’une telle décision. Le secteur des paris sportifs contribua significativement aux recettes fiscales et fournissait de l’emploi à des milliers de personnes. De nombreux citoyens, notamment ceux qui travaillaient dans les boutiques de paris ou qui étaient affiliés aux plateformes en ligne, se retrouvent soudainement sans emploi, exacerbant les défis économiques déjà présents.
L’Éthiopie n’est pas la première nation à prendre des mesures drastiques contre les paris sportifs. D’autres pays en développement ont également mis en place des restrictions, invoquant des raisons similaires de protection sociale. Cependant, ces restrictions sont souvent contestées par ceux qui voient les paris comme une source de revenu potentielle et une opportunité économique. « Nous devons équilibrer la régulation et la liberté économique, » suggéraient certains experts, appelant à une approche plus mesurée.
Le contrepoint à la fermeture radicale en Éthiopie repose sur l’argument que l’interdiction totale pourrait alimenter un marché noir, échappant à tout contrôle et ne payant aucune taxe, ce qui pourrait aggraver les problèmes que le gouvernement cherche à résoudre. Dans plusieurs régions du monde, la régulation stricte, plutôt que l’interdiction, a permis de mieux contrôler le secteur tout en préservant ses avantages économiques.
Pour les opérateurs de paris internationaux, l’Éthiopie représentait un marché émergent prometteur. La fermeture pose des questions sur l’avenir des investissements dans le pays et la manière dont le gouvernement gérera les litiges potentiels avec les entreprises concernées. Les analystes du marché surveillent de près l’évolution de la situation, cherchant à comprendre si cette décision est un indicateur d’une tendance plus large en Afrique ou une exception à la règle.
En conclusion, la fermeture des paris sportifs en Éthiopie reflète un dilemme persistant entre régulation et prohibition dans le secteur des jeux d’argent. Alors que le gouvernement affirme prioriser le bien-être de ses citoyens, les impacts économiques immédiats de cette décision se font déjà sentir. Le débat sur la meilleure manière de gérer les paris sportifs, équilibre entre protection sociale et développement économique, est loin d’être résolu. Le monde des paris sportifs en Éthiopie restera probablement un sujet de controverse et de débat dans les mois à venir.

Mathieu travaille dans l’industrie du iGaming depuis plus de 6 ans en tant que rédacteur et manager, principalement sur les marchés francophones.
