Hokkaido Demande une Révision de l’Approbation Initiale des Resorts Intégrés

Le 16 janvier 2026, la préfecture la plus septentrionale du Japon, Hokkaido, a ravivé le débat sur la politique de développement des complexes de casinos du pays. Le gouverneur Naomichi Suzuki a sollicité les autorités nationales pour qu’elles évaluent le résultat du premier tour de candidatures pour les resorts intégrés (IR), qui s’est soldé par l’approbation d’un seul candidat.

Au cours d’une conférence de presse, Suzuki a souligné que seule la préfecture d’Osaka avait reçu le feu vert, tandis que la préfecture de Nagasaki n’avait pas été approuvée. De plus, la ville de Yokohama et la préfecture de Wakayama n’avaient même pas présenté de candidatures. Cette situation a laissé le gouverneur perplexe quant aux critères d’évaluation utilisés par le gouvernement national, surtout à l’approche de la prochaine fenêtre de dépôt des candidatures en 2027.

Le Japon, ayant légalisé les casinos en 2016, voit ses complexités administratives et économiques mises à l’épreuve. La conception des resorts intégrés devait initialement dynamiser le tourisme et stimuler l’économie régionale par des investissements massifs. Or, la lenteur du processus et le manque d’approbations soulèvent des inquiétudes.

« Nous devons comprendre pourquoi certaines régions n’ont pas été approuvées et comment le processus pourrait être amélioré, » a expliqué une source proche du dossier. Ce besoin de clarté est d’autant plus pressant que de nombreuses préfectures, dont Hokkaido, envisagent de soumettre leurs projets lors du prochain cycle de candidatures.

Un certain scepticisme plane également quant à la viabilité des complexes de casinos dans un marché japonais où la réglementation est stricte et les opinions publiques souvent divisées. Certains analystes estiment que l’intérêt international pourrait s’estomper si le processus de sélection ne devient pas plus transparent et efficace.

En contrepoint, des experts du secteur soutiennent que la prudence du gouvernement japonais est justifiée. « Le Japon cherche à garantir que chaque projet approuvé soit réellement bénéfique sur le long terme, » affirment-ils, soulignant l’importance de protéger la culture locale et de minimiser les impacts sociaux négatifs potentiels.

La préfecture d’Osaka, seule région approuvée lors du premier tour, a déjà commencé à planifier son projet, espérant une ouverture au début de la prochaine décennie. Les autorités locales se félicitent de cette opportunité qui pourrait transformer Osaka en une destination touristique majeure en Asie. Toutefois, d’autres voix mettent en garde contre un possible engorgement du marché du tourisme si plusieurs IR voient le jour en même temps.

Hokkaido, avec ses paysages pittoresques et son attrait saisonnier, voit dans le développement des resorts intégrés une chance unique de revitaliser son économie, qui repose lourdement sur l’agriculture et le tourisme domestique. Le gouverneur Suzuki insiste sur l’importance de tirer des leçons du premier cycle de candidatures pour maximiser les chances de succès lors de la prochaine fenêtre.

D’autres regards se tournent vers la ville de Yokohama, qui a choisi de ne pas participer au premier tour. La ville, autrefois pressentie comme un site potentiel majeur, a connu des réactions mitigées de la part des résidents et des politiciens locaux. Sa décision future pourrait influencer significativement le paysage des resorts intégrés au Japon.

En conclusion, la demande de révision de Hokkaido met en lumière les défis et les opportunités du développement des casinos au Japon. Alors que certaines régions cherchent à bénéficier des retombées économiques promises, d’autres restent prudentes face aux ramifications sociales. Le prochain cycle de candidatures en 2027 sera crucial pour définir l’avenir de ce secteur émergent dans l’archipel nippon.