L’Internal Revenue Service a officiellement confirmé que, dès le 1er janvier 2026, les casinos devront déclarer certains gains de jeu uniquement lorsqu’ils atteindront 2 000 dollars. Cette mise à jour notable des règles fiscales fédérales résulte de l’adoption de la loi One Big Beautiful Bill Act de 2025 par le Congrès, qui a fait l’objet de nombreux débats et de confusion pendant plusieurs mois.
Historiquement, les casinos étaient tenus de déclarer au fisc les gains de jeu à partir de 1 200 dollars, un seuil qui n’avait pas été ajusté depuis des décennies. Avec l’inflation et l’évolution de l’industrie du jeu, de nombreux acteurs du secteur ont fait pression pour une révision de ces exigences, arguant qu’elles étaient dépassées et pesaient inutilement sur le secteur. Cette mesure devrait simplifier les opérations des casinos tout en réduisant la paperasserie pour les joueurs.
« Cette nouvelle réglementation, c’est un souffle d’air frais pour les casinos et les joueurs », disaient les experts du secteur. En effet, la hausse du seuil de déclaration devrait encourager une expérience de jeu plus fluide, en réduisant le nombre d’interruptions pour les formalités administratives. Pour les joueurs, cela signifie moins de stress concernant la documentation fiscale à chaque victoire mineure.
Le marché des casinos aux États-Unis est l’un des plus importants au monde, générant des milliards de dollars de revenus chaque année. Cette nouvelle réglementation pourrait encore stimuler ce marché en encourageant une fréquentation accrue des établissements de jeu. Les experts prévoient que cette modification devra être bénéfique pour les petites et moyennes entreprises de jeu qui pourraient voir un afflux de nouveaux joueurs, moins préoccupés par la complexité administrative.
Cependant, tous ne voient pas cette mesure d’un bon œil. Certains économistes s’inquiètent des impacts potentiels sur la collecte des recettes fiscales. « Augmenter le seuil de déclaration pourrait potentiellement réduire les revenus fiscaux, ce qui nuirait aux programmes financés par ces fonds », notent-ils. De plus, il y a une inquiétude croissante quant à la possibilité que cette modification encourage l’évasion fiscale si elle n’est pas correctement surveillée.
Les grands complexes de casinos, en particulier à Las Vegas et Atlantic City, accueillent cette réforme avec optimisme. Pour eux, c’est l’occasion de réduire les coûts liés à la gestion administrative des gains de jeu, ce qui pourrait leur permettre de réinvestir ces économies dans l’amélioration des services et des installations pour les clients. De plus, ils espèrent que cette mesure attirera davantage de visiteurs internationaux, désormais moins préoccupés par la bureaucratie fiscale.
En parallèle, l’industrie du jeu en ligne, qui a connu une croissance exponentielle ces dernières années, pourrait également bénéficier de ce changement. Les plateformes de jeu en ligne, qui ont souvent des clients internationaux, pourraient voir une augmentation des inscriptions de joueurs américains, séduits par la simplification des règles fiscales.
En regardant vers l’avenir, certains analystes suggèrent que cette réforme pourrait aussi influencer les politiques fiscales d’autres secteurs, incitant à une réévaluation des seuils de déclaration dans divers domaines économiques aux États-Unis. Ce changement pourrait servir de précédent pour d’autres industries à la recherche d’une meilleure adéquation entre réglementation et réalité économique contemporaine.
D’un autre côté, il reste des défis à surmonter. Les autorités fiscales devront s’assurer que l’ajustement du seuil ne soit pas exploité pour éviter l’imposition, et que les casinos continuent d’opérer avec transparence et conformité. Le gouvernement pourrait envisager des mesures supplémentaires pour pallier aux possibles pertes de revenus, telles que l’augmentation des taxes sur les gros gains ou des audits plus rigoureux.
Enfin, ce changement soulève des questions plus larges sur la manière dont la fiscalité et la régulation devraient évoluer pour suivre le rythme rapide des innovations technologiques et des transformations économiques. Alors que le secteur du jeu continue de se développer et de s’adapter, la capacité des régulateurs à équilibrer la croissance économique avec des pratiques fiscales équitables sera cruciale pour assurer un développement durable.
Avec cette réforme, les États-Unis montrent une volonté d’adapter leurs lois pour mieux refléter les réalités économiques modernes, tout en cherchant à favoriser un environnement de jeu plus dynamique et attractif. Les mois à venir seront cruciaux pour évaluer l’impact réel de cette décision sur le secteur du jeu et l’économie nationale.

Mathieu travaille dans l’industrie du iGaming depuis plus de 6 ans en tant que rédacteur et manager, principalement sur les marchés francophones.
