Le 20 janvier 2026, la UK Gambling Commission a intensifié son examen des pratiques de Meta concernant la publicité des casinos en ligne illégaux sur des plateformes majeures comme Facebook et Instagram. L’organisme de régulation s’inquiète particulièrement des promotions payantes pour des sites de jeux non autorisés, qui visent notamment les utilisateurs britanniques ayant choisi de s’auto-exclure des jeux en ligne grâce au programme national GamStop. Ces publicités enfreignent non seulement les règles de Meta, mais elles exploitent aussi les mêmes canaux numériques que les opérateurs agréés, soulignant une réponse réactive plutôt que proactive.
Le marché des jeux d’argent en ligne connaît une croissance sans précédent, accentuée par l’émergence de nouvelles technologies et l’adaptation rapide des comportements des consommateurs. Cependant, cette expansion attire également les acteurs illégaux qui cherchent à contourner les régulations strictes. La UK Gambling Commission demande à Meta de renforcer ses systèmes de détection et de suppression des publicités liées aux sites de jeux non autorisés. « Les plateformes doivent assumer la responsabilité de leur contenu », murmure-t-on, reflétant une frustration croissante face à l’inertie apparente de Meta.
D’un autre côté, Meta insiste sur le fait qu’elle continue d’améliorer ses algorithmes de modération tout en augmentant ses investissements dans la surveillance des contenus. La compagnie affirme avoir déjà supprimé un nombre significatif d’annonces contraires à ses politiques. « Nous prenons ces préoccupations très au sérieux », assure-t-elle, soulignant un engagement constant pour interdire les contenus nuisibles.
Cependant, les critiques persistent, soulignant que Meta tarde à réagir face aux évolutions rapides de la publicité de jeux d’argent non autorisé. Les experts de l’industrie estiment que les plateformes sociales possèdent les outils pour empêcher la prolifération de ces annonces, mais qu’un manque de volonté politique ou économique pourrait freiner une action plus résolue. L’un d’eux note que les revenus publicitaires générés par ces annonces pourraient créer des conflits d’intérêts internes, entravant une régulation efficace.
Dans un contexte économique où le jeu en ligne représente une part croissante des recettes des opérateurs, la question des publicités illégales devient de plus en plus pressante. Le marché britannique, avec ses régulations strictes, est souvent cité en exemple pour d’autres juridictions. Pourtant, les failles technologiques et la créativité des annonceurs illégaux montrent une lutte continue entre régulateurs et délinquants numériques.
En réponse, certains analystes proposent que les régulateurs adoptent une stratégie collaborative avec les plateformes technologiques, en se basant sur des partenariats pour mieux identifier et contrôler les annonces illégales. Cette approche pourrait inclure le partage de données en temps réel et le développement de critères d’évaluation communs pour identifier les contenus suspects.
D’autres voix, cependant, appellent à une action législative plus forte, en arguant que seules des sanctions financières significatives pourraient inciter des géants comme Meta à prendre des mesures plus sévères. « Si les amendes sont suffisamment lourdes, cela pourrait faire bouger les choses », suggère un observateur, remettant en question l’efficacité de l’auto-régulation dans l’industrie technologique.
Quoi qu’il en soit, la persistance des publicités de casinos illégaux sur les plateformes de Meta met en lumière une problématique complexe qui combine enjeux économiques, régulatoires et éthiques. Dans un marché mondial où les jeux d’argent en ligne continuent de croître, la vigilance et la coopération entre régulateurs et entreprises technologiques seront indispensables pour protéger les consommateurs et maintenir l’intégrité du système.
En conclusion, alors que les critiques s’intensifient contre Meta, la nécessité pour la compagnie d’adapter ses stratégies et de renforcer ses partenariats avec les organismes régulateurs apparaît de plus en plus évidente. Les mois à venir pourraient être déterminants pour évaluer si une meilleure coopération et des efforts concertés peuvent vraiment freiner la vague de publicités illégales qui inonde actuellement les réseaux sociaux.

Mathieu travaille dans l’industrie du iGaming depuis plus de 6 ans en tant que rédacteur et manager, principalement sur les marchés francophones.
