Le 20 janvier 2026, Santa Anita Park a déposé une plainte auprès du tribunal supérieur de Los Angeles après la saisie, au cours du week-end, de 26 machines de paris Racing On Demand situées dans ses tribunes. L’opérateur du champ de courses, le Los Angeles Turf Club, a déposé une requête en mandamus ainsi qu’une plainte civile afin de demander au juge de bloquer la destruction de ces terminaux et de déclarer le système de paris qui les sous-tend conforme à la législation de l’État.
Les machines ont été retirées par les agents du Département de la Justice de l’État pendant une réunion de courses en direct, suscitant de vives réactions de la part des spectateurs et des professionnels de l’industrie. « Nous ne pouvons pas laisser une telle mesure impacter notre activité sans justification légale claire », a exprimé la direction du Los Angeles Turf Club. Selon eux, ces machines permettent aux utilisateurs de placer des paris sur des courses passées, imitant les systèmes de paris traditionnels mais avec une flexibilité accrue.
Le conflit repose sur l’interprétation de la législation californienne entourant les jeux de hasard et les paris sportifs. Le Département de la Justice soutient que les machines de Racing On Demand contreviennent aux lois actuelles régissant les appareils de jeux. Cependant, les avocats du Los Angeles Turf Club affirment que ces machines sont simplement une extension moderne des pratiques de paris existantes et devraient être considérées comme légales.
En Californie, le marché des courses de chevaux a longtemps été un pilier économique, générant des milliards de dollars en paris chaque année. Les acteurs du secteur sont soucieux de maintenir leur compétitivité face à des formes de divertissement en ligne de plus en plus populaires, comme le sport électronique et les casinos en ligne. Ainsi, toute innovation technologique, telle que les machines Racing On Demand, est cruciale pour attirer une nouvelle génération de parieurs.
Le Los Angeles Turf Club fait valoir que l’interdiction de ces machines pourrait nuire à l’attractivité des courses hippiques et entraîner une baisse des revenus. « Dans un marché aussi concurrentiel, nous ne pouvons nous permettre de perdre notre avantage avec des restrictions injustifiées », ont-ils souligné dans leur requête.
Cependant, tous ne partagent pas cet avis. Certains analystes de l’industrie estiment que la prudence est de mise. Les restrictions actuelles sur les jeux de hasard ont pour objectif de prévenir le jeu problématique et d’assurer l’intégrité du marché. « Introduire de nouvelles technologies sans une régulation adéquate pourrait ouvrir la voie à des abus », avertissent-ils.
La bataille juridique entre Santa Anita Park et le Département de la Justice de Californie pourrait établir un précédent important pour l’industrie des courses. D’autres champs de courses et opérateurs dans l’État suivent de près ce cas, conscients des implications que pourrait avoir la décision finale sur leur propre utilisation de la technologie.
Au-delà des enjeux juridiques, cette affaire soulève aussi des questions sur l’avenir des courses hippiques dans un monde de plus en plus numérique. Alors que les parieurs traditionnels continuent de se rendre sur place pour vivre l’expérience des courses, la génération montante préfère souvent les options plus pratiques et instantanées offertes par la technologie.
En conclusion, la saisie des machines de Racing On Demand par le Département de la Justice a non seulement provoqué un tollé, mais également déclenché un débat plus large sur la modernisation de l’industrie des courses de chevaux en Californie. Tandis que le tribunal prépare à entendre les arguments des deux parties, l’issue de cette affaire pourrait bien influencer la direction future du secteur dans l’État. Les enjeux sont élevés, et chaque partie reste déterminée à défendre sa vision de ce que devrait être l’avenir des paris sur les courses.

Mathieu travaille dans l’industrie du iGaming depuis plus de 6 ans en tant que rédacteur et manager, principalement sur les marchés francophones.
